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Mohamed et la défense des les droits de l’homme

RACES-2

« Pas de contrainte » en Islam

Mohamed a transmis les paroles de Dieu qui invitent à la croyance en un Dieu unique et à se soumettre à Lui. Les versets du Saint Coran ci-dessous confirment la liberté de choix pour tous.

“ Si ton Seigneur l’avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient cru. Est-ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants ?” Le Saint Coran, Verset 99, chapitre 10

 » Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement. Donc, quiconque mécroit au Rebelle tandis qu’il croit en Allah saisit l’anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient.  » Le Saint Coran, Verset 256, chapitre 2.

Moralité et égalité de toutes les races

Toute personne est égale devant Dieu et la loi, du simple fait de son appartenance au genre humain. Pour Dieu, la piété et l’excellente morale sont censées être les seuls critères de la supériorité individuelle. Mohamed l’exprima en ces termes :

 » Votre Seigneur est un. Toute l’humanité descend d’Adam et Adam a été créé de terre. L’arabe n’est pas supérieur au non-arabe, et le non arabe n’est pas supérieur à l’arabe, si ce n’est par la piété et les bonnes actions « .1 (Musnad Ahmad 10/5586, 23972)

Mohamed encourage l’affranchissement des esclaves et mit en place des règles islamiques pour abolir l’esclavage

L’esclavage existe avant l’époque de Mohamed. Il faisait partie du tissu social non seulement de l’Arabie, mais aussi du monde entier. Les esclaves étaient considérés comme des biens et faisaient donc partie de la richesse de leur propriétaire.

Puisque l’Islam vise à protéger la richesse et les biens des gens, l’esclavage fut abandonné petit à petit. Le repentir pour des infractions aux règles islamiques exige la libération d’esclaves ou le rachat d’un esclave appartenant à quelqu’un d’autre, et sa libération par la suite. En outre, maltraiter ou punir des esclaves sans juste raison exige de les libérer, comme repentir de ce péché. Ce processus continue de la sorte jusqu’à ce que l’esclavage soit complètement abandonné.

Mohamed encourage les croyants à libérer des esclaves pour l’amour de Dieu. Un jour, Mohamed voit une personne nommée Abu Mas’ud Al Badri qui fouette un esclave. Mohamed lui dit fermement:

“ Tu devrais savoir que la capacité et la puissance de Dieu sur toi sont plus grandes que ta capacité et ta puissance sur ton esclave.  » Abu Mas’ud se calme et s’excuse auprès de Mohamed :  » Je vais le libérer pour l’amour de Dieu.  » Mohamed lui rétorque : « Si tu ne l’avais pas fait, alors le feu de l’Enfer aurait atteint ton visage « . (Sahih Muslim, 5/91, 1659)

Protection et sécurité de la personne

S’adressant à une foule de plus de 100.000 personnes, Mohamed dit dans son dernier sermon :

 » Ô gens, les croyants ne sont que des frères. Nul ne peut prendre les biens de son frère sans son plein accord. Ai­‐je transmis le Message ? Ô Allah, mon Seigneur, soit mon témoin. Ne vous poignardez plus dans le dos. En vérité, je vous laisse deux choses qui, si vous les acceptez, vous guideront après mon départ : le Livre de Dieu et mon exemple. Ai‐je transmis le Message ? Ô Allah, mon Seigneur, soit mon témoin « . (Al-Hakim, 1/93, 317. Al-Bayhaqi, 6/96, 11640)

Tous sont égaux devant la loi

Le Prophète Mohamed a introduit et enseigné la Charia, c’est-à-dire la Loi de Dieu qui réglemente la vie des gens et guide leurs actions et transactions. Il a souligné que toutes les personnes devraient respecter la loi et les délinquants doivent être punis indépendamment de leur statut social. Lorsque la loi est appliquée avec équité, toutes les personnes jouissent de la justice et de la sécurité.

Par exemple, le vol et l’escroquerie sont une atteinte aux biens de la personne.et ceux qui s’y donnent doivent être punis indépendamment de leur statut social.

Mohamed indiqua que nul est dessus des lois, y compris ses proches. Il déclara clairement qu’il aurait à punir sa fille bien-aimée (Fatima) si elle en venait à voler les biens d’autrui3.

L’histoire de To’mah et du juif

Un jour, un Arabe dénommé To’mah Bin Ubayriq vole un bouclier métallique qui fait partie d’une armure et le cache chez son ami Juif. Le juif fut accusé du vol du bouclier métallique mais proclame son innocence et accuse To’mah.
Alors que l’identité du délinquant n’était pas encore connue, beaucoup d’Arabes musulmans prennent le parti de To’mah et essaient d’influencer Mohamed afin que l’affaire soit décidée à l’encontre du juif. Mais la justice islamique prévaut sur celle des Hommes. To’mah est jugé coupable et le Juif est innocenté. C’est dans ce contexte que le verset coranique proclamant la justice est révélé : (Al-Hakim, 4/385, 8256. Tirmithi, 5/128, 3036)

“Nous t’avons révélé le Coran, ce Message de vérité, afin que tu puisses juger entre les hommes d’après ce que Dieu t’aura enseigné. Ne prends donc jamais sur toi de défendre les scélérats !” Le Coran, 4:105

Les droits et les devoirs des femmes

Lors de son dernier sermon, Mohamed s’exprime sur le sujet en ces termes :

Jeune femme

“O peuple, il est vrai que vous avez certains droits à l’égard de vos femmes, mais elles ont aussi des droits sur vous. Souvenez-vous qu’elles sont vos épouses avec la permission de Dieu, qui vous fait confiance. Traitez vos femmes correctement et soyez bons envers elles, car elles sont vos partenaires et aides dévoués”.
(Sahih Al-Bukhari, 6/27, 5185. Muslim, 4/178, 1468)

La protection des droits de l’orphelin

Mohamed a communiqué les commandements divins qui ont trait aux orphelins. Le Saint Coran exige la gentillesse envers les orphelins, une excellente façon de les traiter, et la protection de leurs droits.

Ceux qui mangent [disposent] injustement des biens des orphelins ne font que manger du feu dans leurs ventres. Ils brûleront bientôt dans les flammes de l’Enfer. Le Coran, 4:10

Mohamed (que la paix soit sur lui) dit :

Orphelin

“Moi et la personne qui s’occupe d’un orphelin seront au Paradis comme ça, » tout en joignant son majeur et son index » 4.
(Sahih Al-Bukhari, 7/53, 5304)

Restituer les dépôts à leurs propriétaires

On demanda à Mohamed de diriger la prière funéraire d’une personne, et celui-ci s’enquit auprès de ses compagnons: « Est-ce que cet homme a emprunté quelque argent ou détient-il des dépôts qui appartiennent à d’autres ?  » Ils lui répondirent : « Oui ». Ainsi Mohamed leur demanda de restituer ces dépôts à leurs propriétaires, et, une fois la chose faite, il prierait pour lui. Le verset 58 du chapitre 4 dans le Saint Coran déclare

“Dieu vous prescrit de restituer les dépôts à leurs propriétaires et de vous montrer équitables quand vous êtes appelés à juger vos semblables. C’est là une noble mission que Dieu vous exhorte à remplir. Dieu entend tout, voit tout”.

Protection des droits des héritiers

D’après la loi islamique, à la mort d’une personne, les membres de sa proche famille ont le droit de recevoir une partie de l’héritage. L’Islam ne permet pas de léguer plus du tiers de sa richesse à des fins caritatives. Cette règle protège les droits des héritiers et assure une distribution juste de l’héritage entre eux.

Mohamed rend visite à l’un de ses compagnons qui venait juste de se rétablir après une maladie. L’homme indiqua qu’il possédait une grande richesse et n’avait qu’une seule fille héritière. Il demanda à Mohamed s’il pouvait donner les deux-tiers de sa fortune à des fins caritatives. Mohamed répondit: « Non. » L’homme posa la même question s’il s’agissait de la moitié. Mohamed répondit encore: « Non. » L’homme réitéra sa demande, cette fois-ci concernant un tiers. Mohamed répondit: « Un tiers est acceptable, mais c’est vraiment le maximum. Laisser suffisamment à ses héritiers est mieux que de les laisser dans le besoin. »

Point d’usure dans l’Islam

Mohamed a dit: « Dieu a interdit l’usure, ainsi toute obligation de paiement d’intérêt est désormais annulée. Votre capital reste le vôtre. Vous ne subirez ni ne ferez subir d’injustice. Allah a rendu son jugement qu’il n’y aura pas d’usure (intérêt) ».

“Ceux qui mangent [pratiquent] de l’intérêt usuraire ne se tiennent (au jour du Jugement dernier) que comme se tient celui que le toucher de Satan a bouleversé. Cela, parce qu’ils disent: « Le commerce est tout à fait comme l’intérêt. » Alors qu’Allah a rendu licite le commerce, et illicite l’intérêt. Celui, donc, qui cesse dès que lui est venue une exhortation de son Seigneur, peut conserver ce qu’il a acquis auparavant; et son affaire dépend d’Allah. Mais quiconque récidive… alors les voilà, les gens du Feu ! Ils y demeureront éternellement.” Le Coran, 2:275

Le crime d’honneur et l’effusion de sang sont interdits

Mohamed a aboli les querelles de sang, la vengeance sanglante et la vendetta. Lors de son dernier sermon, il déclare :

« Tout droit issu d’un homicide commis avant l’avènement de l’islam est désormais annulé et le premier de ces droits que j’annule est celui qui a suivi le meurtre de Rabiah ibn al Harith ibn al Mutallib (un proche de Mohamed). »
(Tirmithi, 5/167, 3087. Ibn-Majeh, 4/243, 3055)

Le meurtre délibéré et le meurtre par erreur

un meurtre délibéré conduit à une peine de réparation pour le meurtrier. En outre, quiconque tue par erreur ou accident doit payer une somme de réparation à la famille de la victime. A l’époque de Mohamed, l’indemnité consistait de cent chameaux. Mohamed dit à ses proches que quiconque demande plus que cela est une personne de la période d’ignorance.

Le combat dans l’Islam

Mohamed enseigne à ses disciples l’affirmation de soi vis-à-vis de l’ennemi, non pas la soumission ou l’agression. Il fut inéluctablement impliqué dans des batailles. Mohamed établit les règles et la morale du combat avec l’ennemi sur le champ de bataille et la manière de traiter les prisonniers de guerre.

Il enseigne aux musulmans de ne pas combattre les personnes civiles, ni d’attaquer ou de tuer les enfants, femmes ou personnes âgées. Il leur demande de ne pas détériorer l’environnement ou d’endommager les arbres.

Il leur rappelle constamment que leur participation dans des batailles doit se construire sur une base d’affirmation de soi et pour l’amour de Dieu, qui n’aime pas les transgresseurs. Le verset 190 du chapitre 2 du Saint Coran établit les règles de base pour combattre l’ennemi et les agresseurs, il énonce clairement :

“Combattez dans la voie de Dieu ceux qui vous combattent, sans jamais outrepasser les limites permises, car Dieu n’aime pas ceux qui les transgressent.”

Mohamed considérait le suicide comme un péché majeur

Mohamed l’exprime en ces termes :

« Toute personne qui se suicide avec une pièce métallique sera ressuscitée le Jour du jugement avec cette même pièce métallique en main et reproduisant à jamais ce suicide au milieu des flammes de l’enfer. Toute personne qui se suicide en avalant du poison sera ressuscitée le Jour du jugement avec ce même poison en main et avalant à jamais ce poison au milieu des flammes de l’enfer ; et toute personne qui se tue en se jetant d’un endroit élevé tel une montagne, elle en fera de même à jamais dans les flammes de l’enfer” 5.

Le caractère sacré et l’inviolabilité de la vie humaine

La vie de toute créature appartient à Dieu, parce qu’Il l’a créé et la contrôle. Dieu déclare dans le Saint Coran à propos du premier meurtre de l’histoire, lorsque Caïn, fils d’Adam, tua son frère Abel :

“ C’est pourquoi Nous avons prescrit pour les enfants d’Israʾil (Israël) que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet Nos messagers sont venus à eux avec les preuves. Et puis voilà, qu’en dépit de cela, beaucoup d’entre eux se mettent à commettre des excès sur la terre ”. Le Coran, 5:32

Mohamed condamne toute violence

Mohamed n’a jamais utilisé la violence pour transmettre le message de Dieu ou imposer Sa religion. Bien qu’à la tête d’un état islamique à Médine, il n’a jamais incité la petite communauté musulmane, restée à La Mecque, à semer le désordre ou assassiner ses ennemis. Il demandait en fait à ses disciples de respecter l’ordre social de la société dans laquelle ils vivent.

Mohamed enseigne aux croyants que l’usage de la gentillesse et de la douceur rend l’entreprise plus méritoire et produit de bons résultats. Il enseigne aussi que la brusquerie et l’indélicatesse dans le comportement gâchent toute entreprise. (Rapporté par Muslim.)

Notes

  1. Riyadh Al-Salihin (1604/5)
  2. Riyadh Al-Salihin (1603/4), (1605/6)
  3. Pour plus d’information sur le droit islamique et la justice dans l’Islam, veuillez consulter le site en anglais http://www.islamreligion.com/category/110/
  4. Sahih Al-Bukhari (34/8)
  5. Sahih Al-Bukhari (5778) et Sahih Muslim (109)

Nelson Mandela est le premier président de l’Afrique du Sud démocratique. Il représente la lutte pour une Afrique du Sud démocratique et libre, dans laquelle tous vivent ensemble leur diversité au sein d’une même nation.

Citations et témoignages

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