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Napoléon Bonaparte le grand fasciné par Mohamed et l’Islam

Napoléon Bonaparte et l'Islam

Tout le monde croit connaître Napoléon Bonaparte, ou plus précisément le personnage de Napoléon Bonaparte à travers la révolution française, ses institutions et ses conquêtes. Mais si aujourd’hui nous avons décidé de vous proposer cet article c’est parce que cette thèse inédite va bousculer le champ de la recherche sur l’Histoire de France. Nous allons donc malmener quelques certitudes, apporter quelques réalités, contribuer à un nouvel éclairage sur le personnage de Napoléon Bonaparte, à travers une approche qui avait pour fil conducteur le lien de filiation avec notre chercheur français Thierry Rayer.

Cette démarche s’appuie sur des faits vérifiés et établis.

Les Lumières et le pragmatisme

Napoléon est né à une époque où les Lumières remettaient en question les anciennes valeurs et croyances. Les Lumières avaient mis en avant les idées de tolérance et de diversité, et des écrivains tels que Rousseau rejetaient l’ancien ordre politique et religieux. Dans une certaine mesure, du moins, Napoléon a adhéré aux valeurs de cette époque, admirant dès l’enfance des hommes tels que Rousseau et Voltaire, et soutenant le gouvernement républicain qui a suivi la Révolution française.

Il était également un grand pragmatique. Son républicanisme céda lorsqu’un gouvernement fort fut nécessaire et lorsqu’il eut l’occasion de devenir empereur. Il tolérait tout ensemble d’opinions qui ne sapaient pas sa position ou la force de l’État français.

Le pouvoir de l’église catholique en France a été sévèrement affaibli par la révolution. Une grande partie de son pouvoir politique et économique est prise par les gouvernements réformateurs à la recherche de fonds et d’influence. L’expansion a vu les religions concurrentes prendre de l’importance sur le territoire français, à mesure que les parties protestantes de l’Europe étaient absorbées.

Plutôt que de tenter d’imposer une nouvelle idéologie à ces populations diverses, Napoléon entreprend d’intégrer les hiérarchies religieuses existantes dans les structures de pouvoir du nouvel empire. Les dirigeants catholiques, protestants et juifs ont tous trouvé une place dans l’organisation de l’empire de Napoléon. Et comme il cherche à s’étendre vers l’est, l’Islam devient également important.

Sa relation avec l’église

Le rapprochement entre Napoléon et l’Eglise n’est que le résultat d’un calcul politique de la part de l’Empereur.

Au-delà de la valeur morale d’un sacre religieux aux yeux des catholiques, de la valeur symbolique d’un sacre pontifical rappelant le sacre des empereurs germaniques, Napoléon se place au-dessus des rois européens en tant que successeur de Charlemagne et des empereurs de la Rome antique. La présence du pape au couronnement donne une dimension morale et légitime supplémentaire à l’Empire.

Celui-ci n’est plus seulement le fruit d’une révolution, mais d’un couronnement divin qu’aucun des souverains d’Europe ne peut égaler. Napoléon se place au même niveau que le souverain du Saint Empire romain germanique avant de le surpasser et de devenir le seul empereur d’Europe[1].

La présence du Pape était donc plus un message aux pays européens qu’un hommage catholique de Napoléon. Napoléon, peu sensible au sort du vicaire du Christ, n’hésite pas à le retenir prisonnier à Fontainebleau. Il souhaite affirmer sa puissance dans le domaine spirituel.

Dans une lettre datée du 28 août 1798, il confie au cheikh El-Messiri :  » Le général Kléber m’informe de votre conduite et j’en suis satisfait. (…) J’espère que le moment viendra bientôt où je pourrai réunir tous les hommes sages et instruits du pays et établir un régime uniforme, basé sur les principes de l’Alcoran, qui sont les seuls vrais et les seuls qui puissent faire le bonheur des hommes ».

De même, ces deux citations de son discours :

« Des hommes pervers avaient égaré certains d’entre vous, ils ont péri ! Dieu m’a ordonné d’être clément envers le peuple, j’ai été clément et miséricordieux envers vous tous ».

Que le peuple sache que « puisque le monde est un monde, il était écrit qu’après avoir détruit les ennemis de l’islamisme, fait tomber les croix, je « viendrais des profondeurs de l’occident pour accomplir la tâche qui m’était imposée » ; que le peuple voie « que dans le livre saint l’Alcoran, dans plus de vingt passages, ce qui se passe a été prévu et ce qui se passera est aussi expliqué ».

Sa fascination envers l’islam

« Napoléon le Grand », était fasciné par l’Islam ainsi que par l’Orient. Son admiration pour l’Islam était principalement centrée sur le prophète de l’Islam Mohamed, le créateur des sociétés.

C’est ainsi que Napoléon entendait faire de l’Islam une religion universelle en combattant ses ennemis et en faisant abattre les croix des églises et interner les prêtres.

Le pape Pie VII excommunie Napoléon. En retour, il fit pointer les canons français sur la chambre du pape, qui fut finalement enlevé, emprisonné et interné. Par de nombreux moyens, Napoléon cherche à faire pression sur le pape pour qu’il renonce au pouvoir. Le pape, placé en résidence surveillée pendant six ans, ne rentre à Rome que le 24 mai 1814, après sa libération par les troupes de la coalition au moment de la défaite de Napoléon. Le pape Pie VII intervient pour que Napoléon soit correctement traité à Sainte-Hélène. Il justifie cette volonté en disant : « il ne peut plus être un danger pour personne ».

Napoléon est couronné roi d’Italie et l’abnégation de Napoléon, sous les yeux du pape, réduit le pape Pie VII à bénir le couronnement du chef d’État français. La signature du Concordat par le Premier consul Napoléon Bonaparte en 1801 ne reconnaît plus le catholicisme comme religion d’Etat de la France. Afin de montrer sa puissance, Napoléon ne se rend pas à Rome pour se faire couronner, comme Charlemagne et les empereurs germaniques l’avaient fait par le passé (jusqu’au XVe siècle), il fait venir le pape à Paris. Napoléon l’accueille sans respect dans la forêt de Fontainebleau, à cheval et en tenue de chasse. Il offense encore plus le Souverain Pontife en lui prenant la couronne des mains et en se couronnant lui-même sous les yeux des mamelouks. Il affirme ainsi sa primauté sur l’église chrétienne.

En Égypte, les 49 sultans de la dynastie mamlouke règnent sur l’État islamique le plus puissant de l’époque, qui s’étend sur l’Égypte, la Syrie et la péninsule arabique. À Madrid, au moment de la révolte du 2 mai 1808, où les soldats français combattent les Madrilènes révoltés, la France devient une autre cause de la haine espagnole contre Napoléon, car les Espagnols refusent d’être occupés par des combattants musulmans. Les cavaliers égyptiens défilaient régulièrement en tête des parades et des cortèges français.

Il est intéressant de savoir que, sous le Second Empire, les Bonapartistes autoritaires étaient appelés « mamelouks ».

La campagne d’Égypte de Napoléon

Une invasion qui était justifiée exclusivement par la supériorité supposée du système de valeurs occidental, « libérant » l’Orient du joug des despotes barbares. Avant cette expédition, la colonisation était rationalisée par des arguments religieux ; désormais, la raison, la rationalité et la pensée scientifique justifient la conquête d’un pays extra-européen. L’expédition française en Égypte a donc défini le colonialisme et fourni le modèle de toutes les entreprises coloniales qui ont suivi au XIXe et au début du XXe siècle. Les théories sur la façon dont une société prétendument « inférieure », dominée et maltraitée par des tyrans « despotiques », pourrait être améliorée en l’amenant aux normes occidentales de civilisation et d’industrie ont servi à soutenir idéologiquement les plans d’invasion. Lorsque les occupants français ont entrepris de coloniser l’Égypte, ils se sont considérés comme les libérateurs et les sauveurs des Égyptiens autochtones.

Une proclamation adressée par Bonaparte aux habitants d’Alexandrie à son arrivée en Egypte : « Peuple d’Egypte, on vous dira que je suis venu pour détruire votre religion, ne le croyez pas ; répondez que je suis venu pour rétablir vos droits, pour punir les usurpateurs, et que je respecte Dieu, son prophète et l’Alcoran plus que les Mamelouks ». Il ajoute : « Qadhîs, cheykhs, Imâms, dites au peuple que nous sommes aussi de vrais musulmans. N’est-ce pas nous qui avons détruit le Pape, qui a dit qu’il fallait faire la guerre aux musulmans ? N’est-ce pas nous qui avons détruit les Chevaliers de Malte, parce que ces fous croyaient que Dieu voulait qu’ils fassent la guerre aux musulmans ? Ne sommes-nous pas ceux qui ont toujours été les amis du grand seigneur (que Dieu accomplisse ses desseins), et l’ennemi de son ennemi ? Au contraire, les Mamelouks ne se sont-ils pas toujours révoltés contre l’autorité du grand seigneur, qu’ils ignorent toujours ? Ils ne font que leurs caprices ».

Le chercheur Thierry Rayer ajoute que l’islam semble avoir disparu de son discours pendant son règne, mais qu’il réapparaît lors de son exil sur l’île de Sainte-Hélène (1815-1821). Là, Bonaparte a eu le temps nécessaire pour faire le bilan de sa vie et philosopher sur une multitude de sujets. Dans une correspondance du Journal de Sainte-Hélène, il évoque les trois monothéismes. Tout d’abord, il considère que les Juifs ont eu tort de vouloir conserver le message de Moïse pour le confiner à leur « race d’élus de Dieu ».

Il admire également Jésus, mais déplore que le christianisme ait été récupéré par « un groupe de politiciens de Rome » pour contrôler le peuple, et qu’il ait dénaturé l’unicité de Dieu : « Ils ont alors donné à Dieu des partenaires. Ils étaient désormais trois en un ». Au terme de son raisonnement, l’empereur déchu en est venu à l’islam, qu’il décrit comme tel : « Puis finalement, à un certain moment de l’histoire, un homme nommé Mohamed est apparu. Et cet homme a dit la même chose que Moïse, Jésus et tous les autres prophètes : il n’y a qu’un seul Dieu. C’était le message de l’Islam. L’islam est la vraie religion. Plus les gens lisent et deviennent intelligents, plus ils se familiarisent avec la logique et le raisonnement. Ils abandonneront les idoles, ou les rituels qui soutiennent le polythéisme, et ils reconnaîtront qu’il n’y a qu’un seul Dieu. Et donc, j’espère que le moment viendra bientôt où l’Islam prédominera dans le monde ».

Plus tôt, dans le même Journal de Sainte-Hélène, dicté au général Gouraud, on pouvait même lire « Je préfère la religion de Mohamed. Elle est moins ridicule que la nôtre « .

Outre les indices présentés, le 17 juillet 1799, lors de la campagne d’Egypte, quelques jours avant la bataille d’Aboukir, Napoléon Bonaparte fait sa déclaration de foi à l’Islam : « J’atteste qu’il n’y a point de divinité en dehors de Dieu et j’atteste que Mohamed est le Messager de Dieu ».

Certains Égyptiens ont répondu en appelant Napoléon « Sultan Kebir », le Grand Sultan, un titre qui a flatté Napoléon. Ayant pris l’habitude d’étudier Mahomet, le Coran et la culture islamique, il comprend le compliment que cela représente.

En islam, l’acte de conversion consistant à prononcer l’attestation de foi, ou Chahâda, qui signifie « témoignage » ou « attestation », représente la principale profession de foi en islam. En effet, selon le sunnisme, il constitue le premier des cinq piliers articulant la croyance musulmane.

La Chahâda, principale profession de foi de l’islam, est divisée en deux parties semi-distinctes. La première : « Je témoigne qu’il n’y a pas de divinité en dehors de Dieu » fait implicitement référence au concept de tawhîd, un dogme musulman – le premier pilier de la foi musulmane – affirmant l’unicité de Dieu : Dieu est unique, en opposition au polythéisme et au trinitarisme chrétien. Le second : « Je témoigne que Mahomet est le Messager de Dieu », fait référence à la mission prophétique de Mahomet.

Napoléon était également impressionné par certains aspects de la charia islamique et avait l’intention d’en intégrer certains dans son « Code Napoléon ».

John Tolan observe que Napoléon était « prêt à excuser, voire à louer, certaines parties du droit musulman qui avaient fait l’objet d’innombrables polémiques, notamment la polygamie ». Napoléon soutenait que « l’Asie et l’Afrique sont habitées par des hommes de plusieurs couleurs : la polygamie est le seul moyen efficace de les mélanger afin que les blancs ne persécutent pas les noirs, ni les noirs les blancs. La polygamie les fait naître d’une même mère ou d’un même père ; le noir et le blanc, puisqu’ils sont frères, s’assoient ensemble à la même table et se voient. Ainsi, en Orient, aucune couleur ne prétend être supérieure à une autre. Mais, pour y parvenir, Mahomet a pensé que quatre épouses étaient suffisantes….. Quand on voudra, dans nos colonies, donner la liberté aux noirs et détruire le préjugé de couleur, le législateur autorisera la polygamie. »

Napoléon pense que la rencontre avec le logique monothéisme islamique a laissé une impression sur les gens, y compris sur les chrétiens fanatiques, comme les Croisades.

« Les croisés sont revenus plus mauvais chrétiens qu’ils ne l’étaient lorsqu’ils ont quitté leurs maisons. Le contact avec les mahométans les avait rendus moins chrétiens. »

Napoléon a entretenu les mêmes idées nobles sur l’Islam dans les dernières années de sa vie. Il dit : « La religion mahométane est la plus belle de toutes.

En Égypte, les cheiks m’ont beaucoup gêné en me demandant ce que nous voulions dire quand nous disions ‘le fils de Dieu’. Si nous avions trois dieux, nous devions être païens. »

Napoléon était un fervent admirateur de la moralité islamique qu’il considérait comme une condition préalable au bien-être de toutes les sociétés.

« Un homme peut ne pas avoir de religion, mais peut néanmoins avoir une moralité. Il doit avoir une moralité pour le bien de la société. » Le monothéisme islamique simple, son absence de cérémonies pesantes et l’accent mis sur la moralité sont les clés de l’admiration de Napoléon pour l’islam.

« C’est ainsi que l’on impose aux hommes Jésus a dit qu’il était le fils de Dieu, et pourtant il descendait de David. C’est la religion mahométane que je préfère. Elle contient moins de choses incroyables que la nôtre. Les Turcs traitent les chrétiens d’idolâtres ».

Tout en niant les miracles bibliques attribués à Moïse, Napoléon confirme le miracle historique de Mahomet, les victoires éclatantes et les changements sociaux radicaux en l’espace d’une dizaine d’années. « L’Empereur m’a dicté une note, pour prouver que l’eau frappée d’un rocher par Moïse n’aurait pas pu étancher la soif de deux millions d’Israélites. »

Napoléon, qui est né et a été élevé dans la religion catholique, semble avoir renié sa foi originelle et nié non seulement la divinité de Jésus, mais aussi son existence.

On rapporte qu’il a dit :  » J’ai dicté trente pages sur les trois religions du monde ; et j’ai lu la Bible. Mon opinion personnelle est faite. Je ne pense pas que Jésus-Christ ait jamais existé. Je croirais à la religion chrétienne si elle datait du début du monde. Que Socrate, Platon, le Mahométan et tous les Anglais soient damnés est trop absurde. » Napoléon étaye ses affirmations par des perspectives historiques. « Jésus a-t-il jamais existé, ou n’a-t-il pas existé ? Je crois qu’aucun historien contemporain ne l’a jamais mentionné ; pas même Josèphe. Ils ne mentionnent pas non plus les ténèbres qui ont recouvert la terre au moment de sa mort. » Il prétendait avoir étudié les écrits de Josèphe. Josèphe était un historien juif de l’époque de Jésus. « J’ai trouvé un jour à Milan un manuscrit original de la ‘Guerre des Juifs’ dans lequel Jésus n’est pas mentionné. Le pape m’a pressé de lui donner ce manuscrit. » Napoléon insinue ici une conspiration papale pour cacher toutes les preuves historiques qui vont à l’encontre du récit historique de l’Église.

Cela nous autorise, aujourd’hui, à soutenir  » impérieusement  » que l’empereur Napoléon est mort en tant que musulman. Cette proclamation impressionnante « Puis finalement, à un certain moment de l’histoire, un homme nommé Mohamed est apparu. Et cet homme a dit la même chose que Moïse, Jésus et tous les autres prophètes : il n’y a qu’un seul Dieu. C’était le message de l’Islam. L’Islam est la vraie religion », ne doit pas passer inaperçu aux oreilles et sans susciter le désir de le comprendre.

Or, de nombreux spécialistes ont affirmé que l’habillement musulman de Napoléon était une tentative cynique de servir son programme politique. Il a manipulé les sentiments religieux des Égyptiens pour gagner leur cœur et éviter leur résistance. Juan Cole, quant à lui, affirme que « Bien que Bonaparte et son défenseur, Bourrienne, aient fait précéder ce récit d’une affirmation selon laquelle Bonaparte ne s’est jamais converti, n’est jamais allé à la mosquée et n’a jamais prié à la manière musulmane, tout cela est sans importance. Il est tout à fait clair qu’il tentait de trouver un moyen pour que les déistes français soient déclarés musulmans à des fins de politique d’État. Cette stratégie est à rapprocher de celle utilisée dans sa proclamation initiale en arabe, dans laquelle il soutenait que l’armée française, étant sans religion particulière et rejetant le trinitarisme, était déjà « musulmane » avec un petit « m ». L’islam était moins important pour lui, bien sûr, que la légitimité. Sans légitimité, les Français ne pouvaient espérer tenir l’Égypte à long terme, et être déclaré une sorte d’étrange musulman était le raccourci qui plaisait à Bonaparte. »

Certaines références historiques indiquent que, plus tard dans sa vie, Napoléon a déclaré que, s’il était resté au Moyen-Orient, il aurait probablement fait un pèlerinage à La Mecque pour s’agenouiller devant le sanctuaire. Il est facile de rejeter cette affirmation, mais le fait de l’avoir prononcée témoigne d’un grand respect pour l’Islam, ce qui était remarquable pour un Européen de son époque .Mais on ne sait toujours pas si Napoléon s’est vraiment converti à l’islam ou non, malgré le fait qu’il était réellement impressionné par les enseignements de l’islam et du prophète, ce qui transparaît dans ses citations et ses actes.

Sa Jeunesse

Napoléon Bonaparte est né le 15 août 1769 dans la ville corse d’Ajaccio. Il est le quatrième des onze enfants de Carlo Buonaparte et Letizia Romolino.

Son père, membre d’une noble famille italienne, reste en bons termes avec les Français lorsque ceux-ci prennent le contrôle de la Corse.

Napoléon commence sa scolarité dans une école de garçons à Ajaccio. Puis, à l’âge de dix ans, il est autorisé à entrer dans les écoles militaires françaises pour aristocrates et est envoyé en 1779, avec son frère aîné Joseph, au collège d’Autun en Bourgogne, en France. Napoléon est ensuite transféré au collège de Brienne, une autre école militaire française. Pendant ses études en France, les autres élèves se moquent de lui en raison de son statut social inférieur et parce qu’il parle espagnol et ne connaît pas bien le français. Sa petite taille lui vaut le surnom de « petit caporal ». Malgré ces moqueries, Napoléon reçoit une excellente éducation. À la mort de son père, Napoléon dirige sa maison.

En 1785, Napoléon est sous-lieutenant dans l’armée française, mais il retourne souvent en Corse. En 1792, il prend part à une lutte pour le pouvoir entre les forces soutenant Pasquale Paoli (1725-1807), un leader de la lutte pour l’indépendance de la Corse, et celles soutenant les Français. Après la victoire de Paoli, il se retourne contre Napoléon et la famille Bonaparte, les obligeant à fuir vers la France. Napoléon se tourne alors vers une carrière dans l’armée française. La Révolution française (1789-93), un mouvement visant à renverser le roi Louis XVI (1754-1793) et à établir une république, avait commencé. À son retour de Corse en 1793, Napoléon se fait connaître et obtient une promotion en participant à la défaite des Anglais à Toulon et à la reconquête de ce territoire par la France.

En 1795, Napoléon rencontre Joséphine lors d’une fête organisée par Paul Barras, mentor de Napoléon et gouverneur de France « de facto ». À cette époque, Joséphine était la maîtresse de Paul Barras. Napoléon avait 26 ans et Joséphine 32 ans, au moment de leur première rencontre.

Joséphine s’appelait à l’origine Marie Josephe Rose Tascher de la Pagerie et était née dans une famille pauvre, la première des trois filles d’un père accro au jeu. Elle s’est mariée à l’âge de seize ans à l’aristocrate Alexandre de Beauharniais. Elle a eu un fils (Eugène) et une fille (Hortense) de ce mariage. Mais ce mariage a pris fin lorsqu’elle avait vingt ans. En une occasion, en 1794, elle a été arrêtée avec Alexandre pour trahison et emprisonnée dans une prison à Paris. Alexandre fut jugé et exécuté mais, par chance, Joséphine s’en sortit indemne et devint la maîtresse de Paul Barras.

Citations et témoignages

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